Verdir le désert et créer de la vie

Récit de voyage – la permaculture du bout du monde - Septembre 2016.

Le design au service de l'abondance... dans des conditions extrêmes

 

En tant que designer en permaculture, cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir ce que la permaculture pouvait faire de mieux dans des conditions extrêmes. Avec le réchauffement climatique qui s’affiche clairement partout dans le monde et des apprentis permaculteurs dans notre école, porteurs de projets d’installation dans le sud de la France ou dans des pays de plus en plus chauds tels que l’Espagne, l’Italie, le Portugal ou le Maroc, il me semblait opportun de pouvoir saisir toutes les ficelles qui permettent de créer ou de recréer des écosystèmes abondants là ou la vie tend à disparaître.

 

Rien de tel qu’une immersion in situ. Comme l’énonce l’un des grands principes « un élément, plusieurs fonctions », le voyage aura plusieurs autres objectifs. Notamment celui de rencontrer ce permaculteur charismatique et mondialement reconnu : Geoff Lawton (voir bio express en encadré). Ce sera aussi l’occasion d’analyser la méthode pédagogique anglo-saxonne et de la comparer à celle de nos amis facilitateurs francophones.

 

Finalement, entre Bill Mollison (1) et moi-même, il y aura un homme, Geoff, son élève – ami de longue date. Cette perspective me réjouit car je serai proche de la « source » de celui qui est parvenu à structurer le concept de la « permanent culture ». Les PDC (Permaculture Design Course ou Cours de Conception en Permaculture) créent également des opportunités pour faire des rencontres internationales et tisser un réseau mondial de premier ordre. Et comme on dit en anglais, « last but no least », ce sera l’occasion de découvrir ce pays dont j’ai entendu parler avec enthousiasme depuis si longtemps, le royaume hachémite de Jordanie.

 

Le désert de Wadi Rum atteste la présence de dessins, d'inscriptions gravées et de vestiges archéologiques témoigne de 120 siècles d'occupation humaine. Plus de 25 000 pétroglyphes et de 20 000 inscriptions permettent de retracer les débuts de l'écriture alphabétique et l'évolution de la pensée de l'homme, de ses activités pastorales, agricoles et urbaines dans la région.

 

Le site de l’opération « Greening the desert » et sa mission


Le domaine de Nadia Lawton, la femme d’origine Palestienne de Geoff, se trouve dans un camp de réfugiés à Jawasari à 45 km de la capitale Amman. Ce camp a été établi après la Guerre israélo-arabe de 1948-1949 pour héberger les réfugiés palestiniens qui ont été forcés - ou qui ont choisi - de quitter la Palestine après la création de l'État d'Israël. Au loin, à environ 10 km, on distingue dans une brume de chaleur la mer morte qui s’étale entre Israël, la Cisjordanie et la Jordanie. La nuit, on peut voir scintiller les villes en Palestinne à environ 6 km.

 

Nous sommes ici sur l’endroit habité le plus bas de la planète, soit à moins 422 mètres sous le niveau de la mer. Au mois d’août, la température extérieure est suffocante et elle avoisine les 50°. La région est aride et elle est principalement constituée d’un sol caillouteux et poussiéreux. Il y a ci et là de la végétation éparse et les quelques zones vertes sont des champs irrigués de manière artificielle. La région est très pauvre et les familles ont beaucoup d’enfants pour notamment compenser la mortalité infantile. Nous sommes clairement dans une zone ou la vie s’apparente davantage à de la survie.

 

L’eau c’est la vie. Lors d’une balade dans un oued asséché, il y avait cette grenouille dans une petite flaque!

 

La mission du « Permaculture Research Jordan » est multiple. Le premier objectif est celle d’être un site de démonstration en permaculture en zone désertique pour pouvoir exposer qu’il est possible en quelques années seulement d’enrayer la désertification dans des endroits ou le sol (humus) a disparu par l’érosion et la salinisation. En effet, les mauvaises pratiques agricoles et pastorales sont légions sur la planète. La Jordanie n’échappe pas au phénomène de la culture intensive chimique et à l’irrigation massive des cultures.


Le deuxième objectif est celui de former et de sensibiliser les Jordaniens et les acteurs du monde agricole du Moyen Orient, y compris les agronomes et les pouvoirs publics, à des pratiques respectueuses de l’environnement, à créer de la résilience et d’offrir un avenir soutenable pour les populations. Les techniques enseignées permettent de créer de l’abondance à partir de cailloux ! C’est tout simplement incroyable. La question posée est, comment créer du sol tout en limitant au maximum l’utilisation de l’eau, cet or bleu précieux. Là bas, il pleut environ 150 mm d’eau par an, soit huit fois moins que la moyenne des précipitations ici dans ma région de Spa dans les Ardennes belges.


Le troisième objectif, c’est d’enseigner des PDC à tous les porteurs de projets et/ou aux futurs facilitateurs en permaculture. L’argent récolté est ainsi réinjecté dans l’écosystème économique local et permet de financer l’aménagement constant du site et de rémunérer le gardien, les ouvriers du site et les matériaux de construction.

 

 Geoff nous convie à une balade pour nous narrer l’histoire du lieu et la spécificité de la végétation locale. 

 

Une expérience éprouvante et enrichissante à la fois


En venant de Amman, le dernier tronçon de route qui mène à la propriété est surprenant. La route n’est pas terminée et l’ami Jordanien qui me conduit doit quitter des tronçons de rues en macadam vers des morceaux de terrains vagues, le tout dans le noir quasi total.

 

Lorsque nous arrivons devant le portail du domaine, il est tard et la chaleur est encore étouffante. Le gardien m’accueille très gentiment et me mène à ma chambre. Stupéfaction ! La chambre est dépourvue de lit et de mobilier. Il y a juste une ampoule au plafond et il fait au moins 35°. Je suis fatigué et j’ai besoin de dormir rapidement. J’applique l’adage « le problème est la solution », et je démonte le canapé du salon du rez-de-chaussée et j’emporte tous les coussins qui feront office de matelas pour cette nuit là.


Dès le lendemain matin, Geoff et son assistant Damien Bolher, entament le premier chapitre du cours de design, tel qu’il est indiqué dans l’œuvre incontournable de Bill Mollison, « A designer’s guide ». En préambule au cours, Geoff démonte les mythes et fantasmes qui rodent encore autour du mouvement de la permaculture, telle que la croyance qu’en permaculture tout devrait être gratuit. D’ailleurs, je m’attèle à un projet d’article sur ce sujet qui mérite d’être développé pour expliquer l’un des aspects les moins connus de la permaculture, celui de l’économie et de la gouvernance.


En classe, il y a un échantillon vivant de la diversité humaine internationale qui s’intéresse aux solutions que la permaculture apporte à l’humanité. Il y a des apprentis qui viennent d’une quinzaine de pays tels que l’Australie, les Etats-Unis, le Canada, l’Inde, la Jordanie, la Belgique, la Suède, le Danemark, l’Ethiopie, l’Algérie, le Portugal, la Palestine, l’Allemagne, la France et l’Angleterre.

 

 Des apprentis qui viennent d’une quinzaine de pays différents.

 

Du haut de ses 62 ans, Geoff a une énergie débordante et son cours est passionnant. Pendant 10 jours, avec son assistant Damien, Geoff va dessiner inlassablement sur le tableau blanc un cours qui s’apparente par moment à des tableaux parfois techniques et parfois dignes d’une académie de dessin.

 

En effet, la permaculture est une philosophie, un art et une science. Malgré les nuits torrides, l’inconfort de la salle de cours et des chambres, la salle de douche sommaire et les toilettes sèches envahies par les mouches, les hordes de chiens errants qui aboient pendant la nuit… et sans compter un inconfort du système digestif pour certains stagiaires occidentaux, le groupe s’accroche et tient bon, tant les formateurs que la matière enseignée sont passionnants.

 

Nous aussi tous bien conscients de la mission du lieu et de la destination de nos finances au profit d’un projet porteur d’espoir et de solutions pour les habitants de cette terre inhospitalière.
 

Pendant 10 jours, avec son assistant Damien, Geoff va dessiner inlassablement de nombreux schémas inspirés du livre « A designers’ manual » de Bill Mollison.

 

 

Séquence émotion


Le 24 septembre, Geoff entre en classe et nous annonce le décès, à l’âge de 88 ans, de Bill Mollison, son ami et son mentor. Il fondra en larmes et nous serons tous émus pendant de longues minutes.
Il faut souligner que Bill Mollison, avec l’aide de son élève David Holmgren, a lancé un mouvement qui pourrait bien contribuer à guérir la planète. Pour preuve, il a reçu en 1981 le Right Livelihood Award, communément appelé en français « prix Nobel alternatif », récompense les personnes ou associations qui travaillent et recherchent des solutions pratiques et exemplaires pour les défis les plus urgents de notre monde actuel. Pour s’en rendre compte, il suffit de feuilleter son œuvre majeure, le livre « Permaculture, A Designers’ Manual », disponible en langue anglaise.



Le design au service de l’abondance


Difficile d’imaginer que moins de 7 ans avant ma visite, l’endroit où je me trouve n’était qu’un morceau de désert aride. Pour transformer cet endroit sec et caillouteux, Geoff et Nadia ont créé un design efficace.


Le premier défi, c’était de capter un maximum d’eau quand il y a des averses et de la laisser s’infiltrer toujours au même endroit pour créer des poches humides sous la surface du sol. Ils ont donc créé des baissières sur les courbes de niveau du terrain. La baissière (swale en anglais) est une sorte de tranchée dépourvue de pente pour que l’eau ne puisse ne pas s’en échapper par ruissellement ou par accélération. Par définition, lorsqu’il y a accélération de la vitesse de l’eau, celle-ci emporte la matière organique et les minéraux hors du système. Parallèlement aux baissières, ils ont construit des terrasses pour créer des zones d’ombrages et de rétention d’eau.


Ensuite, ils ont plantés des arbres de part et d’autre de la baissière, notamment des Leucaena, petits arbres tropicaux à croissance rapide, utilisés pour diverses applications : bois de chauffage, fibres, fourrage pour le bétail.  Il s’agit principalement d’essences d’arbres pionniers, fixateurs d’azote et très productifs en terme de production de feuillages et de branches. D’autres part des arbres fruitiers ont été plantés tel que les dattiers et des oliviers. En grandissant, les arbres empêchent progressivement le soleil d’atteindre le sol et réduisent ainsi l’évaporation.

 

 

Exemple de baissière avec du mulch et des arbres de chaque côté. Source : Tagari publications – Permaculture A Designers’ Manual – Bill Mollison.

 

L’objectif étant d’élaguer régulièrement les arbres pour y amener de la matière organique (du mulch) sur le sol pour qu’elle se décompose dans cette zone humide. D’ailleurs, en 2008 la sècheresse à détruit toute la production d’olives en Jordanie à l’exception du village de Bayoudah qui utilise le compostage et le mulching.


Petit à petit, les feuilles et les branches mortes se décomposent. Apparait ensuite les champignons dont le mycélium créé une substance cireuse qui repousse et emprisonne le sel et le rend inerte et insoluble. Les bactéries et les insectes rendent ensuite le sol vivant.

 

Le centre de Geoff et Nadia, un oasis de verdure au milieu de la poussière. En avant plan, le sol tel qu’il était lorsque le projet débuté.

 

Exercice de design en petits groupes. Phase initiale : observer.

 

 Créer de l’ombrage, un objectif prioritaire dans les climats arides.

 

Pour le petit déjeuner, cueillette de dattes fraîches.


Création d’un compost en 18 jours


Geoff nous a fait réaliser un compost selon la méthode de compost à chaud de Berkley, indispensable pour apporter de la matière organique au jardin potager. Cette méthode prend tout son sens dans une région ou l’humus est inexistant et le coût d’achat de terreau est prohibitif.


La recette pour les pays chauds est composée des éléments suivants : « Green, Brown, Manure ». En d’autre mot, vous devez faire un tas d’au moins 1 mètre cube en couches successives de matière organique verte et fraiche (40%), de matière sèche carbonée (50%) et de fumier ou fientes de volatiles azotée (10%)...

 

Le tout devant être arroser pour déclencher le processus qui permettra le développement rapide de bactéries qui commenceront à dégrader la matière organique. Lorsque le monticule fait environ 1,5 mètre de haut, il faut le bâcher pour réduire l’évaporation inhérente au climat local. Après trois à quatre jours, il va chauffer et il faut le retourner tous les deux jours. Au dix-huitième jour, vous aurez un compost qui sentira bon le sol de forêt.

 

Création d’un compost de 18 jours.


Les poules respirent comme des chiens


Les poules du centre de formation se nourrissent exclusivement des déchets de cuisine qui sont compostés par tas dans le poulailler. Les tas finissent par se décomposer et seront exportés ultérieurement dans les jardins. Il fait tellement chaud que les poules ont le bec ouvert pendant la journée comme le ferai un chien assoiffé.  Geoff et Nadia ont pris de soin de poser des filets au dessus des poules pour les protéger du soleil lorsque les arbres ne sont pas assez fournis.

 

Élever des poules sans les nourrir avec des grains, c’est possible !

Des serres pour se protéger du soleil


Au-dessus des planches de culture du jardin, les armatures de serres tunnels servent de support pour les voiles d’ombrages. Les plants sont repiqués au travers d’un paillage et coup de bol pour eux, ils n’ont pas de mulots qui risquent de s’y loger.

 

Les techniques d’irrigation au goutte à goute est similaire à ce que nous utilisons ici à la ferme de Desnié. Seul bémol en terme de design, le lieu ne possède pas de réservoir en béton enterré pour pouvoir stocker de l’eau pendant plusieurs mois sans évaporation. Dans la région, les Jordaniens installent de nombreuses citernes en PVC sur les toits et dans les jardins, alimentées par de l’eau de ville 36 heures par semaine seulement !


Nadia a fait construire un lagunage (phyto-épuration) qui récupère et filtre les eaux grises pour arroser les jardins. Par définition, les eaux usées produites par les activités domestiques (douches, cuisine) sont considérées comme grises et ont vocation à être réutilisées après avoir subi un traitement.

 

Structures de serres sur lesquelles des voiles d’ombrages seront posées.

 

Irrigation par goute à goute et repiquage de plants au travers du paillage pour réduire l’évaporation.

 

L’élevage de mouton, une transhumance quotidienne

 

En tant qu’éleveur de mouton, je dois dire que ma situation est tout simplement paradisiaque comparativement à mes collègues Jordaniens. Par manque de pâturages, les bergers du coin sont obligés de transhumer chaque matin vers la vallée en contre bas avant que la chaleur ne dépose sa chape de plomb sur le troupeau.

 

A dos d’ânes, ils conduisent leurs bêtes sur des distances de plusieurs kilomètres pour aller glaner de la verdure et de l’eau dans des zones plus verdoyantes. En fin de journée, le troupeau revient au domicile des bergers et les moutons seront parqués dans des enclos entourés de branches de Gleditsia Triacanthos ou d’Acacia Farnesiana, pourvues de longues épines acérées.

 

D’ailleurs, dans le jardin de Geoff et Nadia, il est vivement conseillé d’ouvrir l’œil car il n’est pas rare qu’un promeneur puisse s’enfoncer une telle épine dans le pied au travers d’une chaussure! J’ai même failli m’en prendre une dans l’œil en déambulant parmi les nombreux arbres épineux du domaine.

 

 

Des centaines de moutons au départ pour la vallée plus verdoyante.


La Jordanie, une terre d’accueil, de culture et de Permaculture Design Course


Je ne peux pas terminer cet article sans vous parler de mon coup de cœur pour cette destination exceptionnelle.


Si vous jetez un coup d’œil à une carte, vous vous apercevrez que ce petit pays de plus de 9 millions d’habitants est entouré de voisins pas toujours très calme. Arabie Saoudite, Syrie, Irak, Israël, Palestine et tout en bas l’Egypte par la pointe du golfe d’Aqaba. Et pourtant, la Jordanie est une terre de paix dans une région où les conflits sont nombreux.


Je dois reconnaître que les Jordaniens sont très accueillants et ce, dès l’accueil aux douanes… ce qui n’est pas le cas pour la plupart des pays de la région que j’ai visités auparavant. Si vous vous rendez un jour en Jordanie, vous entendrez souvent les Jordaniens vous dire avec un grand sourire, welcome in Jordan.


Lors des deux jours de pause pendant le PDC, j’ai eu la chance de visiter des véritables joyaux culturels ou des sites aussi insolites que splendides. En compagnie de quelques stagiaires, je me suis rendu à Pétra qui est une ville troglodyte située au milieu d'escarpements rocheux, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Ensuite, nous sommes allés passer une nuit à Wadi Rum, paysage désertique comportant des canyons, des arches naturelles, des falaises et des grottes, situé au sud de l'Arabah. Le film Laurence d’Arabie et Seul sur Mars ont été notamment tournés là-bas.


Nous avons aussi visité la ville antique de Jerash, fondée à la fin du ive siècle av. J.-C et conquise par les Romains en 63 av. J.-C. Comme à Pétra, nous avons testé l’acoustique exceptionnelle des amphithéâtres romains. Et pour terminer, nous avons pris un bain de mer morte, expérience incroyable que celle de flotter même si on ne sait pas nager.


En conclusion, si vous envisagez de faire un PDC avec Geoff Lawton et que vos moyens financiers ne vous permettent pas d’aller jusque chez lui à Zaytuna Farm en Australie, la Jordanie reste une belle option qui en plus, réduira votre empreinte carbone comparativement au voyage vers le contient Océanique.

 

Le canyon de Pétra d'environ 1,5 kilomètre de long et jusqu’à 200 mètres de profondeur

 

A la sortie du canyon, la découverte du tombeau dit de la Khazneh, le trésor de Pétra.

 

Une nuit en tente chez les bédouins à Wadi Rum est une expérience inoubliable.

 

Lever du jour à Wadi Rum.

 

L’amphithéâtre de Jerash, chef d’œuvre de l’antiquité.

 

L'arc de triomphe érigé en l'honneur de l'empereur Adrien à Jerash.

 

Je l’ai testé pour vous ! L'eau de la mer morte contient plus de 20% de sel alors que la mer en contient seulement 5% !

Lien vers les sites de Geoff Lawton : permaculturenews.org  et geofflawtononline.com

 

 

Bio express de Geoff Lawton

 

Né en Angleterre en 1954, Geoff Lawton est un consultant, un facilitateur et un designer en permaculture de renommée mondiale. Il a suivi son premier PDC en 1983 avec Bill Mollison, le co fondateur de la permaculture. Depuis 1985, il a réalisé des milliers de missions, de design et de formations sur tous les continents et sur près de 50 pays différents dans le monde. En octobre 1997, à l’aube de sa retraite, Bill Mollison demanda à Geoff de créer un institut de recherche en permaculture sur les 66 hectares de la ferme Tagari développée par Bill. Geoff y travailla pendant 3 années et établira l’institut (Permaculture Research Institute Australia) en tant qu’organisation à but non lucratif. Finalement, Geoff installera PRI Australia sur sa ferme Zaytuna de 27 hectares au sud de Brisbane sur la côte est de l’Australie. Geoff s’est marié avec Nadia, une Palestienne avec laquelle il aura une fille.
 


 



 

 

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